mercredi 29 juin 2011

Nocturne d'Albi

Deuxième nocturne de la saison pour moi à Albi, tout près de chez moi, et avec la motivation supplémentaire de courir devant ma famille : la course a été très vite "pliée", lorsqu'un groupe de cinq coureurs s'est détaché dès le 4e des 45 tours. Derrière, le peloton se casse en deux, et j'essaie de suivre quelques attaques. Finalement, un nouveau groupe se dégage, sans moi, et je termine 19e après m'être détaché de ce qu'il restait du peloton en compagnie de Lilian Calmejane (Albi Vélo Sport) et Adrien Calatayud (CA Castelsarrasin).

Coupe de France DN3 à la Chapelle Faucher (24)




Au départ de la 3e manche de la Coupe de France DN3, la consigne était claire : prendre la première échappée, qui, sur ce circuit de 19 km à parcourir 7 fois, risquait d'être la bonne. Mais finalement, c'est le scénario inverse qui s'est produit : aucun groupe n'a réussi à prendre une avance conséquente, et il était plus sage de garder des forces pour le final.
J'ai fait l'erreur de suivre beaucoup trop d'attaques, et à deux tours de la fin, je n'avais plus aucune force pour suivre les 35 rescapés (70 partants) de cette manche disputée sous une chaleur intense.
Je remporte tout de même le classement du meilleur grimpeur, à ma grande surprise puisque je n'ai pas terminé l'épreuve et que je ne savais pas qu'il y avait des points attribués au passage du "mur" d'arrivée.
Le bilan pour l'équipe est décevant, puisque seul Julien Quessette a terminé la course, en 26e position.
Photos : SudGironde et DGS.

lundi 20 juin 2011

Boucles du Printemps




Ce week-end, je participais sous les couleurs de l'Entente Hautes-Pyrénées Gers Comminges les Boucles du Printemps, une épreuve en trois étapes de niveau "Elite Nationale", avec notamment les équipes de Vendée U, Nantes Atlantique, St Cyr Tours, Blagnac, Montauban, Côtes d'Armor au départ.
La course sillonnait le département des Charentes-Maritimes (avec un passage en Gironde), sur des petites routes balayées par un vent violent. Un autre cyclisme, dont on a pas l'habitude dans notre région. Il faut sans cesse frotter, se replacer, jouer avec le vent, rouler près des bas-côtés et rester vigilant.

L'équipe arrivait en Poitou-Charentes sans aucune ambition, mis à part celle d'apprendre et de s'endurcir auprès de certaines des meilleures équipes amateurs de France.
Pour ma part, toujours en recherche de forme, je n'ai pas fait le poids : j'ai été lâché dès le 40e des 160 km sur la première étape, et au 80e des 100 km de la troisième étape. Je termine 54e... sur 54 classés (99 coureurs au départ).



La seule petite satisfaction sportive du week-end vient de la deuxième étape, un contre-la-montre par équipes, où nous prenons la 11e place sur 16 équipes. À quatre coureurs seulement, nous avons su nous parler pour rester le plus homogène possible, sur un exercice rare qui demande une cohésion parfaite.

Prochaine course, samedi, avec la 3e manche de la Coupe de France DN3 en Dordogne.

Photos : Michel Thiebaut

vendredi 17 juin 2011

Nocturne de Tonneins




À la suite d'une nouvelle coupure (tendinite au niveau de l'aine), j'étais à Tonneins (47) pour une nocturne de 85 km (55 tours). Le circuit était idéal pour la prise de vitesse, avec des "toboggans" pour descendre de deux ponts de chemin de fer. En effet, le parcours encerclait la petite gare de la ville, un paysage plutôt inhabituel !

La première heure de course, très rapide (45 km/h de moyenne), a permis à 5 hommes de se détacher. Pour ma part, j'ai loupé le coche, puisque je n'ai pas vu l'expérimenté Stéphane Reimherr s'extirper d'un groupe d'une dizaine dont je faisais partie : à partir de ce moment-là, le peloton allait se neutraliser, sous la conduite de l'US Montauban et du CC Marmande, pour finalement mourir à quelques secondes du vainqueur, Anthony Langella (CC Marmande).
Je termine au sein du paquet, en 20 ou 25e position.





Les sensations au cours de la soirée étaient plutôt bonnes, et j'espère que les jambes seront encore meilleures ce week-end pour les Boucles du Printemps, une course par étapes de catégorie Elite Nationale (160 km le samedi, contre-la-montre par équipes le dimanche matin, et 100 km le dimanche après-midi) en Poitou-Charentes.

Photos : Guy Dagot, pour SudGirondeCyclisme.

vendredi 10 juin 2011

Championnat régional

Une nouvelle fois, il n'y a pas grand chose à raconter sur ce championnat régional 2011. Et pourtant, depuis des mois, cette course occupait mes pensées et guidait ma préparation. Je souhaitais être au top ce jour-là, et même après ma coupure de deux mois, je pensais encore pouvoir être à nouveau en forme pour cette échéance. À l'approche de la course, je sentais bien que je n'avais pas encore les jambes qui m'avaient permises de terminer 7e scratch l'année dernière, mais je restais confiant pour être prêt, au moins mentalement à sauver mon début de saison sur ce championnat. Laurent Durvelle m'a énormément aidé à me mettre la course en tête, en me donnant de nombreux conseils sur le circuit, et en nous accompagnant, la veille, avec mon équipier Wilfried Thiebaut (qui briguait lui le titre des 2e catégories), sur le parcours tracé autour de Bagnères de Bigorre pour repérer au mieux les difficultés. Même si je n'ai rien pu faire, je le remercie encore pour sa confiance et ses consignes éclairées.

En parlant de consignes, la plus importante était celle de prendre la première échappée. C'est chose faite pour moi après 15 premiers kilomètres ultra-rapides, sous l'impulsion des armadas de l'US Montauban et du GSC Blagnac.
J'étais soulagé d'avoir accroché ce groupe constitué de tous les favoris, notamment parce que je m'étais retrouvé dans le fossé en tout début de course après un tout droit dans une descente. Sur le coup, je n'ai pas perdu de temps, remontant tout de suite sur la route, mais dès le 25e kilomètre, dans la principale montée du circuit, je lâche subitement. Mon dos me fait souffrir, je sens une barre qui me bloque dès que je suis en danseuse. Ma course s'arrête là, je mets très vite pied à terre.

Sans aucune force, je n'ai même pas terminé la course.

Dans la semaine, j'ai consulté mon médecin et un osthéopathe. Si les douleurs au dos ne se font plus ressentir, j'ai une tendinite au niveau de l'aine qui me gêne même en marchant.
Je ne participerai pas au Tour du Tarn et Garonne ce dimanche, pour me reposer et soulager la douleur. Je reporte donc toutes mes espérances sur les courses de cet été, où j'espère pouvoir enfin reprendre du plaisir.

Rendez-vous, si tout va mieux, le jeudi 16 juin pour la nocturne de Tonneins (47), avant de prendre part le samedi et le dimanche aux Boucles du Printemps (16).

lundi 30 mai 2011

Tour du Val Saintonge



Difficile de me situer au départ de la première étape du Tour du Val Saintonge, le samedi 28 mai. Suite au trajet en voiture de l'avant-veille pour rentrer des Alpes et à la semaine d'entrainement intensif, je craignais d'être un petit peu fatigué. Mais très vite, dans les premiers kilomètres de l'étape, qui en comptait 130, j'ai senti que j'avais beaucoup de force. Le vent a provoqué des bordures, et en rentrant sur un groupe qui s'était détaché, je suis arrivé très (trop) vite à l'amorce d'un virage... pour me retrouver dans le décor. Décroché du groupe, je me suis donc retrouvé dans le peloton, qui ne roulait plus du tout, et qui finit très loin. Mais l'honneur est sauf pour l'Entente Hautes Pyrénées Gers Comminges, puisque Cyril Dalliés prend la 11e place !
Le lendemain, je me classe 22e du chrono de 9 km, qui était très dur, sur une route granuleuse peu propice à la prise de vitesse.



Pour la dernière étape, je prends une échappée en début de course, qui est vite reprise et contrée par un groupe d'une dizaine de coureurs... ce sera la bonne, le peloton revient dans le final à 20", mais ce ne sera pas suffisant. Je termine 28e de l'étape, tandis que mon équipier Matthieu Penza se classe 10e.

La forme est là ! Prochaine course à Bagnères de Bigorre, pour le Championnat Midi-Pyrénées !

Séjour dans les Alpes

Après la Coupe de France en Savoie, je suis resté quelques jours dans les Alpes, à côté d'Aix les Bains, chez une amie, pour profiter des reliefs et des paysages, retrouver le coup de pédale en montagne et continuer à peaufiner ma forme.






J'ai donc effectué quatre sorties et j'ai pu gravir en travaillant spécifiquement (seuil, PMA, force) le col du Revard à deux reprises, le col du Grand Colombier, le col de la Chambotte, le col du Sapenay et le col du Chat. Et pour récupérer, j'ai pu aussi nager dans le lac du Bourget, dont l'eau ne dépassait pas les 18 degrés.
Le meilleur souvenir reste le col du Grand Colombier, avec une vue imprenable sur le lac du Bourget au sommet... mais pour y monter, il fallait arpenter les 18 km à 7% de moyenne, avec 2 passages de 3 km à 14% de moyenne !






La Savoie est une région propice aux sports en plein air, et notamment au vélo : il y a des bandes cyclables partout, et des itinéraires prévus pour la pratique du cyclisme.

Au retour le jeudi, j'ai pris le train jusqu'à Valence (et les wagons en Savoie sont spécialement conçus pour pouvoir voyager avec un vélo), pour y récupérer la voiture de l'UV Auch tombée en panne quelques jours plus tôt (voir article précédent), et rentrer chez moi... quelques heures, puisque je me rendais dans la foulée à Auch puis en Poitou Charentes pour le Tour du Val Saintonge.



mardi 24 mai 2011

Coupe de France DN3 à Rumilly (74) : des sensations !



Je suis actuellement dans les Alpes, du côté d'Aix les Bains, pour une petite semaine d'entraînement sous le soleil et dans l'air de la montagne ! Le cadre est magnifique, et j'espère pouvoir travailler convenablement.

Il y a beaucoup de choses à dire sur le week-end qui vient de s'écouler, tant il a été riche en rebondissements et en surprises.
Tout commence le samedi, où j'ai rejoint à Toulouse l'équipe de l'Entente Hautes-Pyrénées Gers Comminges en partance pour la Haute-Savoie et la deuxième manche de la Coupe de France DN3 : 6 coureurs (Jérémie Lozes, Wilfried Thiebaut, Matthieu Sérégé, Cyril Dallies, James Langedijck et moi-même), deux accompagnateurs (merci à Philippe Gourmaud et à Michel Thiebaut) répartis en deux voitures, pour huit heures de trajet. Sur l'autoroute, l'une des voitures tombe en panne une première fois... nous la poussons à deux reprises à la sortie de péages, mais elle repart de plus belle... jusqu'à une troisième panne qui sera fatale. Nous voilà bloqués à Valence (Valence, en France bien sûr), sur le parking d'un garage qui a fermé ses portes juste devant nous ! Suivent deux heures pour contacter l'assurance, qui finalement nous envoie un taxi pour terminer le voyage. Nous arrivons un petit peu avant 23h à l'hôtel, où nous mangeons enfin (mais pas beaucoup !).



Difficile à cet instant-là de réaliser qu'il y a une course très importante le lendemain, mais il faut faire avec, et je pense que tout le monde s'est très vite endormi. Dans la nuit, Jean Giral, le président de l'Entente, prend la route pour les Alpes : il a roulé, tout seul, de 22h à 7h du matin pour nous amener une autre voiture. Difficile de trouver les mots pour le remercier et saluer son dévouement.

Le lendemain, le départ de la course est donné à 12h30, et c'est un "chantier" (un circuit très difficile dans le jargon cycliste) qui nous attend : 10 tours de 12,3 km à effectuer, avec une ascension de 2 km à 10% à chaque fois ! Les épingles dans la montée sont impressionnantes, presque de l'escalade ! D'ailleurs, le vainqueur boucle l'épreuve à 36,6 de moyenne, une valeur plutôt basse qui témoigne de la difficulté (2000 mètres de dénivelé positif). Et plus de la moitié des coureurs ont abandonné.


Alerte rouge dans les trois premiers tours pour ma part : je suis à chaque reprise lâché du peloton dans la grosse difficulté du circuit, et je reviens in extremis les trois fois... mais je commence à douter sérieusement de ma capacité à pouvoir finir la course. Devant, une petite vingtaine de coureurs se sont échappés.




Dans le 4e tour, la tendance s'inverse : je me sens vraiment mieux et je parviens à m'accrocher dans un groupe de contre. Nous sommes une dizaine à chasser derrière l'échappée, et nous prenons très vite une minute d'avance sur le peloton.




J'ai essayé de garder des forces, et j'ai demandé régulièrement des conseils à mon directeur sportif, qui suivait l'échappée (tactique, écarts...). Dans le 6e tour, nous apercevons enfin la tête de course, mais notre groupe se désorganise et nous ne rentrons pas. À deux tours de l'arrivée, notre "wagon" se casse en deux dans la bosse, et je me retrouve tout seul... entre les deux ! À ce moment de la course, les encouragements de Jean, Philippe et Michel dans la voiture, mais aussi de Matthieu, James et Cyril qui avaient abandonné sur le bord de la route ont été cruciaux, et au terme d'un long effort en solitaire, je parviens à raccrocher les roues.






À l'arrivée, je règle au sprint mes compagnons, et termine 24e. Je marque quelques points (les trente premiers marquent des points pour la Coupe de France), mais c'est insuffisant. À deux manches de la fin, notre équipe est bonne dernière du classement général !





Sur le plan de l'équipe, le bilan est mauvais : le classement parle de lui-même, mais il faut rester mobilisés.
Sur le plan personnel, j'étais très heureux de finir à cette place, et de me battre dans le groupe de contre : j'ai franchi un nouveau cap dans la recherche de la forme, et j'espère continuer à retrouver des sensations. J'ai énormément souffert sur le final, et ces efforts me seront bénéfiques pour la suite.


Enfin, bien qu'il ne soit pas dans mon habitude de critiquer les organisations et les organisateurs, qui sont bénévoles, je ne peux pas m'empêcher de déplorer le manque de sécurité tout au long de l'épreuve. Le président de mon équipe s'est même arrêté à hauteur du podium en milieu de course pour demander l'arrêt de l'épreuve tant les conditions de courses étaient devenues dangereuses : des voitures en contre-sens tant en montée qu'en descente, des carrefours non gardés, des spectateurs ou des riverains qui traversaient au milieu des coureurs... J'ai percuté le rétroviseur d'une voiture dans la dernière descente, une énorme frayeur ! À la fin, les voitures de directeurs sportifs tentaient, tant bien que mal, de sécuriser notre progression. Un comble sur une épreuve estampillée Coupe de France.

Encore merci à nos accompagnateurs !

Place à l'entraînement maintenant, puis au Tour du Val Saintonges le week-end prochain.

lundi 16 mai 2011

Dax-la Chalosse




Après l'abandon dans le Lot et Garonne, il y a huit jours, la semaine qui a suivi était consacrée aux partiels à la fac. J'ai donc peu roulé, mais les sujets un petit peu "vicieux" en droit administratif ou en droit civil n'étaient pas de tout repos, et j'étais soulagé de partir courir le week-end pour me défouler.

J'ai rejoint Dax en deux temps : après une nuit à Tarbes, j'ai fini le trajet avec mon équipier Wilfried Thiebaut. Nous courions sous les couleurs de l'Entente Hautes-Pyrénées Gers Comminges et c'est une course en ligne de 125 kilomètres qui nous attendait.
Les 5 premiers kilomètres sont assez calmes, puis les hostilités sont lancées. Je me retrouve plusieurs fois échappé, mais je suis repris à chaque fois. C'est à la fin de la première heure qu'un groupe sérieux se détache... sans coureur de mon équipe. Quelques kilomètres plus tard, j'attaque en compagnie de Julien Schick et Romain Sdrigotti, et un groupe se détache. Nous sommes une quinzaine à chasser derrière les neufs hommes de tête, et dans ce wagon, il y a deux coureurs de l'Entente Hautes-Pyrénées Gers Comminges : James, notre coureur australien, et Wilfried. Après de longs kilomètres de chasse, où j'essaie de donner tout ce que j'ai pour rentrer, nous faisons la jonction. Pour moi, l'échappée se termine ici, puisqu'après avoir beaucoup travaillé, j'"explose" !
Je terminerai loin puisque je me suis trompé de parcours à la fin, j'ai effectué quelques kilomètres supplémentaires. Mais l'essentiel est devant : James s'impose au terme d'un sprint parfaitement maîtrisé !
C'est la première victoire pour notre équipe sur une course de 1e catégorie, le jour de l'anniversaire de Jean Giral, le président !

Leyritz-Moncassin

À la suite d'une grosse semaine d'entraînement, je me rendais, le 8 mai, dans le Lot et Garonne. La course s'annonçait très difficile, avec la présence de coureurs de Martigues, de Blagnac, de Montauban, de Hyères... le tout sur un circuit très difficile et exposé au vent.
Je me doutais que j'allais souffrir, mais pas au point de lâcher du peloton au bout de 18 kilomètres, sans aucune force, et complètement arrêté. J'effectue un tour supplémentaire, avec Benjamin Trouche (un autre coureur tarnais expatrié, en Poitou-Charentes pour sa part) puis j'abandonne.
Course à oublier, pas grand chose à dire de plus.